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Le répertoire des 78

ce que montre chaque carte

Vous tirez une carte, et rien ne vient. Ça arrive, surtout au début — et aller chercher le sens sur un site vous sort du jeu pour vous rendre un catalogue divinatoire qui ne sait rien de votre Scènel’unité de jeu : on l’ouvre, on la joue, on la referme.partie 3. Ce répertoire est là pour ça, et pour rien d’autre : une image décrite, et la matière qu’elle offre.

Il ne dit pas ce que la carte signifie. Il dit ce qu’on y voit — parce qu’une image regardée vous Soufflele geste qui fait naître un enjeu : piocher jusqu’à une majeure, puis jouer une levée.partie 10 plus qu’un mot appris —, puis une Pisteune scène déclarée pour faire bouger une attente ou un enjeu : aucun geste neuf, seule l’intention change.partie 8 pour l’emmener dans votre monde. Prenez la piste si elle vous arrange ; laissez-la si votre scène en appelle une autre. Vous n’êtes jamais en train de vérifier une réponse.

(Les images décrites sont celles du Rider-Waite-Smith, le jeu que conseille la partie 2. Si le vôtre est un autre, l’image diffère : regardez la vôtre, elle a toujours raison contre ce livre.)

Une Arcane majeurel’une des vingt-deux cartes nommées, du Mat au Monde. Elle ne répond pas : elle nomme, et elle pèse.parties 2, 4, 6 ne teinte pas une scène, elle pèse dessus. Quand elle tombe à l’ouverture, c’est la porte du Destince qui entre quand vous gardez une majeure à l’ouverture, et par nulle autre porte : le moment cesse d’être ordinaire. Ce qu’il prend ne se reprend que par lui.partie 6 ; ailleurs, c’est de la matière chargée. Les pistes ci-dessous valent pour les deux, mais souvenez-vous qu’une majeure prise à l’ouverture se lit comme un Désirce que votre personnage veut. Aucune mécanique, aucun compte : ça oriente ce que vous jouez.partie 11 contre une résistance (partie 6) — ce répertoire donne la matière, pas la résistance.

Le Mat

Le Mat

Un vagabond marche au bord d’un à-pic, le regard au ciel, son baluchon sur l’épaule ; un petit chien lui saute aux jambes.

Partir sans savoir où. L’innocence qui ne mesure pas encore ce qu’elle risque.

Le Bateleur

Le Bateleur

Un homme, une main vers le ciel et l’autre vers la terre ; devant lui, les quatre outils sur une table.

Tout est là, il n’y a plus qu’à s’en servir. Le commencement de quelqu’un qui sait faire.

La Papesse

La Papesse

Une femme assise entre deux colonnes, un livre à demi caché sous son manteau, un voile tendu derrière elle.

Ce qui se sait sans se dire. Quelqu’un qui garde, et ne rendra pas tout.

L’Impératrice

L’Impératrice

Une femme couronnée d’étoiles, installée dans les coussins, un champ de blé mûr à ses pieds.

L’abondance qui va de soi. Ce qui pousse sans qu’on ait à pousser dessus.

L’Empereur

L’Empereur

Un homme assis sur un trône de pierre, béliers sculptés aux angles, montagne nue derrière lui.

L’ordre qui tient parce que quelqu’un le tient. La loi, et celui qui la dit.

Le Pape

Le Pape

Une figure assise entre deux colonnes, la main Levéela scène-monde par laquelle un souffle se lève, loin de votre personnage.partie 10 ; deux hommes agenouillés l’écoutent.

La règle transmise, l’institution. Ce qu’on apprend de quelqu’un plutôt que de soi.

L’Amoureux

L’Amoureux

Un homme et une femme sous un ange immense ; derrière eux, un arbre en flammes et un arbre au serpent.

Un choix qui engage plus qu’il n’en a l’air. Le Lience qu’un acteur semble attendre de vous, écrit au relevé et jamais raturé : on empile, on ne corrige pas.partie 7, et ce qu’il faut laisser pour l’avoir.

Le Chariot

Le Chariot

Un homme debout dans un char, deux sphinx attelés devant lui, l’un blanc, l’autre noir — et pas de rênes.

Avancer en tenant deux forces contraires. La volonté qui traverse, sans rien qui l’assure.

La Force

La Force

Une femme ferme doucement la gueule d’un lion, sans effort visible, une couronne de fleurs sur la tête.

La maîtrise qui ne brutalise pas. Ce qu’on obtient d’une bête en ne la combattant pas.

L’Ermite

L’Ermite

Un vieil homme sur un sommet, une lanterne à bout de bras dans la nuit, appuyé sur un bâton.

Se retirer pour y voir. Une lumière petite, portée seul, et qui n’éclaire qu’un pas.

La Roue de Fortune

La Roue de Fortune

Une roue dans le ciel, des figures qui montent d’un côté et tombent de l’autre, un sphinx assis au sommet.

Ce qui tourne sans vous demander votre avis. Le moment bascule, et il n’y a personne à qui s’en prendre.

La Justice

La Justice

Une figure assise, l’épée droite dans une main, la balance dans l’autre, entre deux colonnes.

Ce qui est pesé et tranché. La conséquence exacte, ni plus douce ni plus dure qu’elle ne doit.

Le Pendu

Le Pendu

Un homme suspendu par un pied, la tête en bas, le visage tranquille — il ne se débat pas.

L’attente choisie, le renversement du regard : ce qu’on voit quand on cesse de forcer.

La Mort

La Mort

Un cavalier en armure noire avance sous une bannière blanche ; un roi est tombé, un enfant tend des fleurs.

Ce qui finit et ne recommencera pas. Le passage, qui prend sans négocier.

La Tempérance

La Tempérance

Un ange fait couler l’eau d’une coupe dans l’autre, un pied sur la berge, un pied dans l’eau.

Le dosage, la lenteur qui réussit là où la hâte casse. Deux choses qu’on fait tenir ensemble.

Le Diable

Le Diable

Une figure cornue sur son socle ; en dessous, deux humains enchaînés — les chaînes sont lâches, ils pourraient sortir.

Ce qui tient parce qu’on y consent. Le lien qu’on appelle contrainte et qu’on n’a pas envie de défaire.

La Tour

La Tour

La foudre décoiffe une tour ; deux corps tombent dans le vide, une couronne avec eux.

Ce qui s’écroule d’un coup et qu’on ne rebâtira pas. Le fait, brutal, avant qu’on ait pu s’y préparer.

L’Étoile

L’Étoile

Une femme nue verse deux cruches, l’une dans le bassin, l’autre sur la terre, sous une grande étoile.

Le calme après le pire. Ce qu’on donne sans compter parce qu’on a de nouveau de quoi.

La Lune

La Lune

Un chien et un loup hurlent vers la lune ; entre deux tours, un chemin part au loin, une écrevisse sort de l’eau.

Ce qu’on croit voir dans le noir. Le trouble, le doute, ce qui remonte sans qu’on l’ait appelé.

Le Soleil

Le Soleil

Un enfant nu sur un cheval blanc, bannière au vent, devant un mur de tournesols, sous un soleil au visage.

La clarté sans arrière-pensée. Ce qui est enfin dit, vu, montré au grand jour.

Le Jugement

Le Jugement

Un ange souffle dans une trompe ; en bas, des morts se lèvent de leurs cercueils, les bras ouverts.

L’appel auquel on répond. Ce qui revient de loin pour demander des comptes — ou pour offrir une seconde fois.

Le Monde

Le Monde

Une figure danse dans une couronne de laurier, un bâton dans chaque main ; aux quatre coins, quatre visages.

La boucle qui se ferme. Ce qui est accompli, et qu’on peut enfin regarder de loin.

L’élan, le désir, ce qui pousse et ce qui brûle. Une carte de bâtons parle d’énergie : une ambition, un conflit ardent, une envie qui ne tient plus en place.

As de bâtons

As de bâtons

Une main sortie d’un nuage tient un bâton qui bourgeonne encore.

Une envie qui vient de naître. L’occasion offerte, avant qu’on ait rien décidé d’en faire.

Deux de bâtons

Deux de bâtons

Un homme sur un rempart tient un globe et regarde la mer ; un bâton est fixé au mur, l’autre dans sa main.

Le monde vu de haut, et le pas qu’on n’a pas encore fait. Choisir entre rester et partir.

Trois de bâtons

Trois de bâtons

Un homme de dos regarde des navires quitter la côte, trois bâtons plantés autour de lui.

Ce qu’on a lancé et qui vogue sans nous. L’attente d’un retour, l’horizon qui s’ouvre.

Quatre de bâtons

Quatre de bâtons

Quatre bâtons portent une guirlande ; deux figures lèvent des bouquets, un château derrière.

La fête, l’accueil, le seuil qu’on passe ensemble. Un répit tenu et mérité.

Cinq de bâtons

Cinq de bâtons

Cinq jeunes gens brandissent chacun leur bâton, sans ordre — on ne sait pas qui affronte qui.

La mêlée sans Enjeuune question ouverte sur laquelle quelqu’un d’autre avance : elle ne s’oublie pas, et elle ne mûrit pas toute seule.parties 8, 10 clair. La rivalité brouillonne, où chacun tire de son côté.

Six de bâtons

Six de bâtons

Un cavalier couronné de laurier, bâton orné, entouré de marcheurs qui l’escortent.

La victoire reconnue, portée devant les autres. Ce qui vous met en avant — et vous expose.

Sept de bâtons

Sept de bâtons

Un homme en hauteur tient six bâtons à distance, en position ferme, un pied plus bas que l’autre.

Tenir sa place contre plusieurs. La défense d’un terrain qu’on a mis du temps à gagner.

Huit de bâtons

Huit de bâtons

Huit bâtons filent dans un ciel clair, en diagonale, sans rien qui les arrête.

Ce qui arrive vite et de loin : une nouvelle, un message, une chose déjà en route vers vous.

Neuf de bâtons

Neuf de bâtons

Un homme la tête bandée s’appuie sur son bâton et surveille ; huit autres sont plantés derrière lui comme une palissade.

La vigilance de qui a déjà pris des coups. Tenir encore, fatigué, parce qu’il le faut.

Dix de bâtons

Dix de bâtons

Un homme courbé porte dix bâtons en fagot, le visage caché ; le village est tout proche.

La charge qu’on s’est Misece que le destin peut prendre, nommé en deux clauses juste avant de résoudre : ce qu’il prend, ce qui arrive s’il ne le prend pas. Ce qu’on mise doit avoir sa place au relevé ou au portrait.partie 6 sur le dos. Presque arrivé, et trop chargé pour lever les yeux.

Valet de bâtons

Valet de bâtons

Un jeune homme plante son bâton devant lui et le regarde, comme s’il découvrait ce qu’il tient.

Quelqu’un qui commence, plein d’élan. Une nouvelle qui met le feu, ou celui qui l’apporte.

Cavalier de bâtons

Cavalier de bâtons

Un cavalier cabre son cheval, panache au vent, bâton en main, dans un désert.

Quelqu’un qui fonce sans regarder. Le départ précipité, l’aventure qui ne s’explique pas.

Reine de bâtons

Reine de bâtons

Une femme assise, bâton fleuri d’une main, tournesol de l’autre ; un chat noir à ses pieds.

Quelqu’un qu’on suit sans qu’il ait à hausser la voix. La chaleur qui rassemble, et l’œil qui juge.

Roi de bâtons

Roi de bâtons

Un homme assis de trois quarts, bâton fermement tenu, salamandres brodées sur sa cape.

Quelqu’un qui décide et entraîne. L’autorité qui vient de l’élan, pas du titre.

L’émotion, le lien, le rêve, ce qui coule entre les êtres. Une carte de coupes touche au cœur : une relation, une joie ou un chagrin, ce qu’on ressent sans le dire.

As de coupes

As de coupes

Une main tend une coupe d’où l’eau déborde en cinq filets ; une colombe y descend, une hostie au bec.

Un sentiment qui déborde avant qu’on l’ait nommé. Ce qui est offert, et qu’il reste à accepter.

Deux de coupes

Deux de coupes

Un homme et une femme échangent leurs coupes ; au-dessus, un caducée et une tête de lion ailée.

Le pacte de deux. La rencontre qui engage, l’accord scellé en se regardant.

Trois de coupes

Trois de coupes

Trois femmes lèvent leurs coupes dans un cercle, au milieu des fruits mûrs.

La joie partagée à plusieurs. Les retrouvailles, la petite communauté qui se réjouit.

Quatre de coupes

Quatre de coupes

Un homme assis sous un arbre, bras croisés, ignore la coupe qu’une main lui tend ; trois autres sont posées devant lui.

Ce qu’on refuse de voir parce qu’on boude. La lassitude qui laisse passer l’offre.

Cinq de coupes

Cinq de coupes

Une silhouette en manteau noir pleure sur trois coupes renversées ; deux sont debout derrière elle, et un pont mène au château.

Le deuil qui occupe tout le regard. Ce qui reste, et qu’on ne voit pas encore.

Six de coupes

Six de coupes

Un enfant tend une coupe fleurie à un plus petit, dans une cour paisible.

Ce qui remonte de l’enfance ou d’avant : un lieu revu, une gentillesse ancienne, quelqu’un qu’on retrouve.

Sept de coupes

Sept de coupes

Sept coupes flottent dans une nuée, chargées de visions : un visage, un joyau, un dragon, un linceul.

Trop de possibles, tous séduisants. Le rêve qui empêche de choisir, ou le mirage.

Huit de coupes

Huit de coupes

Un homme s’en va vers les montagnes, appuyé sur un bâton, laissant huit coupes empilées derrière lui, sous une lune.

Partir de ce qui est pourtant bien. Renoncer à ce qui ne suffit plus, sans drame.

Neuf de coupes

Neuf de coupes

Un homme satisfait, bras croisés, assis devant neuf coupes rangées sur une desserte tendue de bleu.

Le contentement qu’on peut montrer. Le souhait obtenu — et l’aise un peu grasse qui va avec.

Dix de coupes

Dix de coupes

Un couple bras levés, deux enfants qui dansent, dix coupes en arc-en-ciel au-dessus de la maison.

Le bonheur qui tient debout à plusieurs. Ce qu’on a construit et qu’on regarde en riant.

Valet de coupes

Valet de coupes

Un jeune homme en tunique fleurie regarde un poisson qui sort de sa coupe.

Une nouvelle du cœur, une proposition douce. L’imagination qui prend au sérieux ce qui est absurde.

Cavalier de coupes

Cavalier de coupes

Un cavalier avance au pas, casque et talons ailés, présentant sa coupe devant lui.

Quelqu’un qui vient offrir. L’invitation, la déclaration, l’approche lente et soignée.

Reine de coupes

Reine de coupes

Une femme sur un trône de bord de mer, absorbée par une coupe fermée, ornée comme un reliquaire.

Quelqu’un qui sent tout et n’en dit rien. La profondeur qui écoute, et devine.

Roi de coupes

Roi de coupes

Un homme trône sur une mer agitée, coupe en main, un poisson sautant près de lui — et il ne bouge pas.

Quelqu’un qui tient ses émotions sans les nier. Le calme au milieu de ce qui remue.

La pensée, la parole, la clarté — mais aussi le conflit et la vérité qui coupe. Une carte d’épées tranche : une décision, une lucidité, parfois une blessure faite de mots.

As d’épées

As d’épées

Une main sortie d’un nuage tient une épée droite, couronnée, d’où pendent une palme et une branche.

L’idée qui perce. La vérité dite d’un coup, et qui ne se reprendra pas.

Deux d’épées

Deux d’épées

Une femme aux yeux bandés tient deux épées croisées sur sa poitrine, assise dos à la mer.

Le refus de trancher. L’équilibre tenu en ne regardant pas.

Trois d’épées

Trois d’épées

Trois épées traversent un cœur, sous la pluie et les nuages.

La blessure nette, sans mystère. Ce qui fait mal parce que c’était vrai.

Quatre d’épées

Quatre d’épées

Un gisant de pierre, les mains jointes, une épée sous lui et trois au mur ; un vitrail éclaire la chapelle.

Le retrait, la convalescence. La pause qu’on prend avant de pouvoir reprendre.

Cinq d’épées

Cinq d’épées

Un homme ramasse les épées tombées, l’air narquois ; deux silhouettes s’éloignent, déjà loin.

Gagner en abîmant. Ce qu’on emporte, et ce qu’on laisse derrière.

Six d’épées

Six d’épées

Un passeur pousse une barque où se tiennent une femme et un enfant ; six épées sont plantées dans la coque.

La traversée vers plus calme. Partir en emportant ce qui a blessé.

Sept d’épées

Sept d’épées

Un homme s’éloigne d’un camp sur la pointe des pieds, cinq épées dans les bras, deux restées plantées.

La ruse, l’esquive, ce qu’on emporte sans le dire. Réussir à moitié, et le savoir.

Huit d’épées

Huit d’épées

Une femme ligotée, les yeux bandés, entourée de huit épées plantées — mais le sol est libre devant elle.

La prison qu’on croit fermée. Ce qui retient tant qu’on n’a pas essayé de marcher.

Neuf d’épées

Neuf d’épées

Quelqu’un se redresse dans son lit, le visage dans les mains ; neuf épées sont alignées dans le noir.

L’angoisse de la nuit, qui grossit tout. La peur qui n’a pas encore rencontré le jour.

Dix d’épées

Dix d’épées

Un homme face contre terre, dix épées dans le dos, sous un ciel noir déchiré par une aube.

Le fond, atteint sans ambiguïté. C’est fini, et il n’y a plus rien à empirer.

Valet d’épées

Valet d’épées

Un jeune homme sur un tertre, l’épée haute, tourné pour regarder derrière lui, les cheveux au vent.

Quelqu’un qui guette et rapporte. La curiosité vive, l’œil qui traîne où il ne devrait pas.

Cavalier d’épées

Cavalier d’épées

Un cavalier charge à bride abattue, épée tendue, dans un ciel de vent.

Quelqu’un qui arrive comme une lame. La décision brutale, l’attaque qui ne prévient pas.

Reine d’épées

Reine d’épées

Une femme assise, épée droite, une main ouverte, le regard de profil, des nuages sous son trône.

Quelqu’un qui a payé sa lucidité. Le jugement franc, sans complaisance et sans cruauté.

Roi d’épées

Roi d’épées

Un homme trône de face, l’épée légèrement inclinée, deux papillons sculptés au dossier.

Quelqu’un qui juge et n’en démordra pas. L’autorité de la loi et du mot exact.

Le corps, la matière, l’argent, le travail, ce qui dure. Une carte de deniers ancre : un lieu, un métier, une richesse ou un manque, la lente construction des choses.

As de deniers

As de deniers

Une main tend un denier au-dessus d’un jardin clos ; une arche de fleurs ouvre sur les montagnes.

Ce qui est offert et qui tiendra. La ressource concrète, au tout début.

Deux de deniers

Deux de deniers

Un jongleur fait tourner deux deniers dans un ruban en forme de huit ; derrière lui, deux navires sur la houle.

Tenir deux choses à la fois, en dansant. L’équilibre qui marche tant qu’on ne s’arrête pas.

Trois de deniers

Trois de deniers

Un artisan sur un escabeau montre son ouvrage à deux personnes qui tiennent un plan, dans une abbaye.

Le travail reconnu par ceux qui savent. La compétence qu’on met en commun.

Quatre de deniers

Quatre de deniers

Un homme couronné serre un denier contre lui, un sous chaque pied, un sur la tête ; la ville est derrière.

Ce qu’on garde à s’en raidir. La sécurité qui empêche de bouger.

Cinq de deniers

Cinq de deniers

Deux mendiants passent dans la neige sous un vitrail éclairé — l’un boite, l’autre marche pieds nus.

Le dénuement, et l’abri juste à côté qu’on ne voit pas. Être dehors quand d’autres sont dedans.

Six de deniers

Six de deniers

Un marchand tient une balance et laisse tomber des Piècel’oracle des questions fermées : Face le premier pôle, Pile le second. Elle ne résout jamais une action.partie 1 dans les mains de deux mendiants agenouillés.

Le don qui vient d’en haut. Recevoir en dépendant, ou donner en pesant.

Sept de deniers

Sept de deniers

Un homme appuyé sur sa houe regarde un buisson chargé de sept deniers, sans les cueillir.

La pause dans l’ouvrage. Ce qui pousse encore, et l’impatience de celui qui attend.

Huit de deniers

Huit de deniers

Un artisan frappe un denier sur son établi ; six sont déjà accrochés au poteau, un attend à ses pieds.

Le métier qui s’acquiert à force. La répétition patiente, et le plaisir qu’elle finit par donner.

Neuf de deniers

Neuf de deniers

Une femme richement vêtue dans une vigne, un faucon encapuchonné posé sur sa main gantée.

Ce qu’on doit à personne. Le luxe tranquille de qui s’est faite seule.

Dix de deniers

Dix de deniers

Un vieillard et ses chiens sous une arche, un couple, un enfant ; dix deniers dessinent un arbre au-dessus de la scène.

Ce qui se transmet et dure plus longtemps que soi. La maison, la lignée, l’héritage.

Valet de deniers

Valet de deniers

Un jeune homme dans un champ tient un denier à hauteur des yeux, absorbé.

Quelqu’un qui apprend en regardant. La première pièce, l’étude, l’offre concrète qu’on examine.

Cavalier de deniers

Cavalier de deniers

Un cavalier immobile sur un cheval de labour, denier posé sur la main ouverte, devant un champ retourné.

Quelqu’un qui avance sans se presser. La constance qui arrivera, exactement quand elle arrivera.

Reine de deniers

Reine de deniers

Une femme assise dans la verdure tient un denier sur ses genoux, comme on tient un animal endormi.

Quelqu’un qui fait pousser, qui nourrit, qui tient un lieu. L’abondance concrète, gardée sans avarice.

Roi de deniers

Roi de deniers

Un homme trône parmi les vignes, denier au creux du bras, taureaux sculptés, un château derrière lui.

Quelqu’un qui possède et fait fructifier. La réussite installée, qui ne se démontre plus.